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Foot jeunes

Parents au bord du terrain : bien accompagner son enfant au foot

Les parents au bord du terrain ont plus d'influence qu'ils ne le pensent sur le plaisir de jouer de leur enfant. Encourager tous les joueurs, laisser l'éducateur donner les consignes, respecter l'arbitre et ne pas refaire le match dans la voiture : ces quatre habitudes suffisent à changer l'ambiance d'un club. Voici ce que contient une charte des parents efficace, les phrases à éviter et comment gérer le trajet du retour.

Spectateurs regardant un match de football amateur depuis le bord du terrain
Photo: Hexagonal del Olaya partido 4 — Jairo1005 · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

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Dans cet article
  1. Pourquoi le comportement des parents compte
  2. La charte des parents : ce qu'elle doit contenir
  3. Ce qu'il faut dire et ne pas dire pendant le match
  4. Le trajet du retour : la conversation qui compte
  5. Ce que le club et l'éducateur peuvent faire

Pourquoi le comportement des parents compte

Un enfant qui joue au foot entend tout ce qui se dit au bord du terrain. Quand plusieurs adultes crient des consignes différentes, il ne sait plus qui écouter. Quand son parent critique un partenaire ou l'arbitre, il est souvent gêné. Et quand chaque erreur est commentée, il finit par jouer pour ne pas se tromper plutôt que pour essayer.

À l'inverse, les enfants qui disent prendre le plus de plaisir sont souvent ceux dont les parents encouragent sans juger et s'intéressent au jeu plus qu'au score. Le plaisir est la première raison pour laquelle un enfant continue le football à l'adolescence.

La charte des parents : ce qu'elle doit contenir

Beaucoup de clubs français font signer une charte de bonne conduite aux parents au moment de la licence. Pour qu'elle serve vraiment, elle doit être courte, concrète et présentée lors d'une réunion de début de saison plutôt que glissée dans un dossier.

  1. J'encourage tous les joueurs, des deux équipes, pas seulement mon enfant.
  2. Je laisse l'éducateur donner les consignes. Je ne coache pas depuis le bord du terrain.
  3. Je respecte l'arbitre, même quand je ne suis pas d'accord avec une décision.
  4. Je reste dans l'espace réservé au public, derrière la main courante.
  5. Je respecte les adversaires, leurs éducateurs et leurs parents.
  6. Je parle des questions de temps de jeu ou de poste avec l'éducateur, en privé, et pas le jour du match.
  7. Je préviens l'éducateur en cas d'absence, de retard ou de souci de santé de mon enfant.

La charte fonctionne mieux si le club désigne un dirigeant référent les jours de match. Il connaît les parents, il peut intervenir calmement si un adulte s'emporte et il fait le lien avec l'éducateur. Le Programme Éducatif Fédéral de la FFF propose aussi des fiches sur le respect et le fair-play que les clubs peuvent utiliser avec les familles.

Ce qu'il faut dire et ne pas dire pendant le match

À éviterÀ la place
« Tire ! », « Passe ! », « Monte ! »« Allez les bleus ! », « Bravo ! » après une belle action
« Arbitre, c'est scandaleux ! »Rien. Ou « Allez, on continue ! »
« Il est nul, celui-là » (sur un partenaire)« Pas grave, on y retourne ! »
« Pourquoi tu ne joues pas ? » vers l'éducateurUne question calme à l'éducateur, en privé, un autre jour
« Tu as raté, concentre-toi ! »Applaudir l'effort, même quand l'action échoue

Les consignes techniques depuis le bord du terrain posent un problème particulier : elles contredisent souvent celles de l'éducateur. Un enfant à qui l'éducateur demande de faire une passe courte et qui entend son parent crier « Frappe ! » se retrouve coincé entre deux adultes. Il hésite, et l'action est perdue.

Le respect de l'arbitre fait partie du même sujet. Dans le football d'animation, l'arbitre est souvent un éducateur, un parent bénévole ou un adolescent du club. Nous y consacrons un article complet : respecter l'arbitre.

Le trajet du retour : la conversation qui compte

Pour beaucoup d'enfants, le moment le plus difficile du week-end n'est pas le match, c'est la voiture du retour. Juste après un match, l'enfant est fatigué, parfois déçu. Une analyse détaillée de ses erreurs, même bienveillante, arrive au mauvais moment.

  • Laisser l'enfant parler en premier. Une question ouverte suffit : « Alors, c'était comment ? »
  • Dire une phrase simple : « J'ai aimé te regarder jouer. » Elle a plus d'effet que n'importe quel conseil.
  • Ne pas refaire le match. Si l'enfant veut en parler, écouter. S'il ne veut pas, changer de sujet.
  • Ne pas comparer avec un frère, une sœur ou un coéquipier.
  • Ne pas critiquer l'éducateur ou les partenaires devant lui : l'enfant doit pouvoir faire confiance à son équipe.

Ce que le club et l'éducateur peuvent faire

Les parents ne sont pas des adversaires. La plupart veulent bien faire et ne savent simplement pas ce qu'on attend d'eux. Le club peut les aider :

  • Une réunion de début de saison, par catégorie, pour présenter l'éducateur, le projet de jeu, la charte et l'organisation des week-ends.
  • Des rôles utiles : tenir la buvette, gérer les maillots, aider au goûter des plateaux, faire le covoiturage. Un parent qui participe se sent membre du club.
  • Un espace clair pour le public, séparé du banc de touche et de l'aire de jeu.
  • Un message aux parents des deux équipes avant les matchs sensibles, par exemple lors d'un tournoi ou d'un derby local.
  • Un échange individuel avec un parent qui dépasse les limites, calmement, après le match et sans public.

Lors d'un tournoi, l'organisateur peut rappeler les règles de comportement dans le règlement du tournoi et à l'accueil des équipes.

Questions fréquentes

Les parents peuvent-ils donner des consignes pendant le match ?

Il vaut mieux s'en abstenir. Les consignes sont le rôle de l'éducateur, et des messages contradictoires perturbent l'enfant. Les parents peuvent encourager l'équipe et applaudir les efforts.

Que contient une charte des parents de football ?

En général : encourager tous les joueurs, laisser l'éducateur coacher, respecter l'arbitre et les adversaires, rester derrière la main courante, aborder les questions de temps de jeu en privé et prévenir en cas d'absence. Elle doit être courte et présentée en réunion.

Comment parler à son enfant après une défaite ?

Le laisser s'exprimer d'abord, sans analyse détaillée juste après le match. Une phrase comme « J'ai aimé te regarder jouer » suffit. Si un point doit être abordé, attendre le lendemain et poser une question ouverte.

Que faire si un parent a un comportement agressif ?

Un dirigeant référent intervient calmement, à l'écart des enfants. Si la situation continue, l'éducateur ou l'arbitre peut demander un arrêt du jeu. Le club rencontre ensuite le parent et s'appuie sur la charte signée en début de saison.

Sources

  1. District de la Nièvre (FFF) — Programme Éducatif Fédéral 2025-2026

Vérifié en octobre 2026. Les règles et les catégories varient selon la ligue et la saison ; vérifiez le règlement local.